Programmation pluriannuelle de l’énergie : pour un mix énergétique équilibré reposant sur les 3 piliers nucléaire, thermique, renouvelables

Pour assurer un mix équilibré, les scenarios prospectifs ne peuvent pas se limiter au duo nucléaire – renouvelable mais doivent prendre en compte les moyens de production flexibles, le pilotage de la demande et l’ensemble des capacités renouvelables
Dans son Livre Blanc publié en février 2017, l’AFIEG incitait les pouvoirs publics à « veiller à promouvoir un mix énergétique diversifié, reposant sur trois piliers complémentaires : nucléaire, thermique et énergies renouvelables, seul moyen pour assurer la sécurité d’approvisionnement au meilleur coût pour la collectivité ».
Au moment d’engager les réflexions sur la nouvelle PPE, le Gouvernement a exprimé son souhait de centrer les débats autour des seuls scénarii Ampère et Volt du Bilan prévisionnel de RTE. Ces deux scenarii prévoient une forte croissance des énergies renouvelables (ENR), complétée par le recours important à des moyens de flexibilité, pour assurer l’équilibre entre production et consommation et respecter le critère de sécurité d’approvisionnement. Toutefois, le positionnement en faveur d’un recours massif à la modulation du nucléaire qui se dégage de ces scénarii, est discutable. L’AFIEG tient en effet à rappeler qu’il existe des sources de flexibilité dont l’efficacité technique et économique est aujourd’hui avérée : les moyens de production thermiques flexibles comme les Cycle Combiné au Gaz Naturel (CCGN), le pilotage de la demande et l’hydroélectricité optimisée grâce au renouvellement de concessions.

L’AFIEG rejoint EER, le réseau européen des opérateurs alternatifs

« En dépit des progrès accomplis au cours des dernières années pour ouvrir les marchés de l’électricité et du gaz en France, le chemin est encore long vers des marchés plus concurrentiels et compétitifs dans l’intérêt du consommateur final. En tant que représentants des principaux opérateurs en termes de chiffre d’affaires et en volume sur les marchés français, nous pensons qu’il était important que notre voix soit aussi entendue au niveau européen. C’est pourquoi nous avons fait le choix de rejoindre EER. »